lunes, 25 de mayo de 2009

CHARLES MONSELET A ÉCRIT:


TAPIOCA-JULIENNE

Julienne ! un nom de femme,
Un doux nom composé,
Un nom qui dans mon âme
S’est impatronisé !

Julienne ! un assemblage
De légumes coquets,
Un vif bariolage
Mosaïque, bouquets !

O ma Julienne aimée !
Julienne voulez-vous
Me voir à vos genoux !

О Julienne embaumée !
Apparais, et l’amant
Se relève gourmand !


Le marketing XIXe était déjà bien avancé : la maison Feyeux mettait en vente, dans ces années 1868-1869, une boîte en simili-cuir, avec dorures, contenant, pour la modique somme de 5 francs, 100 paquets de soupe en poudre accompagnés des sonnets de Charles Monselet, dont "Tapioca-Julienne" est le onzième !

lunes, 18 de mayo de 2009

CHARLES BAUDELAIRE A ÉCRIT:

L'ÂME DU VIN

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
" Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur !

Les fleurs du mal, 1857.
CHARLES BAUDELAIRE A ÉCRIT:


L'ÂME DU VIN

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
" Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! "

CHARLES BAUDELAIRE, Les fleurs du mal, 1857.
CHARLES BAUDELAIRE A ÉCRIT:


L'ÂME DU VIN

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
" Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeuyle: italic;">les fleurs du mal, 1857.

domingo, 17 de mayo de 2009

Ingrédients pour 4 personnes:
-16 asperges.
-8 tranches fines de jambon de Parme.
-20 g de fromage de parmesan rapé.
-20 g de beurre.
-4 cuillères à soupe d'huile au goût neutre.
-2 cuillère à soupe de vinaigre balsamique.
-Sel, poivre.

Préparation:
-Nettoyer les asperges, les peler, en couper les extrémités, les ébouillanter 3', les égoutter et les laisser refroidir,
-Les rouler deux par deux dans une tranche de jambon,
-Tapisser la plaque du four de papier sulfurisé, y déposer les asperges,
-Dans un bol, mélanger le fromage avec le beurre jusqu'à une consistance crémeuse,
-Déposer cet appareil sur les asperge, gratiner au four 5' (position gril),
-Pendant ce temps, préparer la vinaigrette, bien l'émulsionner,
-Sortir les asperges du four, les laisser tiédir, les disposer sur une salade verte et servir avec la vinaigrette.

Trucs et Astuces:
-Choisir des asperges vertes.
-Le jambon de parme est onéreux, la recette est également savoureuse avec un bon jambon cuit ou même un bon jambon de Bayonne coupé extrêmement fin.
-Si on aime un goût un peu plus prononcé, on peut utiliser de l'huile d'olive.
-Le goût de la roquette se marie à merveille avec ce plat.

Suggestion de menu:
-Asperges au jambon de Parme.
-Agneau aux petits oignons.
-Mousse au chocolat blanc.

lunes, 4 de mayo de 2009


QUEL GOÛT POUVAIT-BIEN AVOIR LA SOUPE DE NOS ANCÊTRES?

........Refaire la soupe de vos ancêtres ne sera pas facile, même si la recette est simple, puisqu'elle contient essentiellement de l'eau, du pain, du lard et des légumes.
........L'eau: ne prenez pas n'importe quelle eau! Il faut de l'eau de source, mais non pas celle acheté en bouteille à Monoprix: celle que nos ancêtres puisaient à leur source, avec un seau douteux, au milieu des herbes, dans les prés émaillés de bouses de vache. Pour essayer de l'obtenir, mettez de l'eau de source "Monoprix" dans un récipient; ajoutez-y quelques herbes ramassées au square du coin, éventuellement une ou deux araignées d'eau et une sangsue et laissez-la reposer quelques jours, de préférence à la cave.
........La préparation: faites-la chauffer, longtemps dans une marmite de fonte bien culottée, qui ne doit en aucun cas sortir de votre lave-vaisselle. Pour cela,vous aurez pu quelques jours durant y faire séjourner de l'eau de vaisselle( attention, l'eau d'une vaisselle faite sans le moindre produit ménager!).
........Les ingrédients: après avoir soigneusement éliminé araignées et sangsue, mettez-y des légumes, non découpés, en évitant évidemment les pommes de terre. Préférez poireaux, fêves, choux, navets, oignons, sans oublier un bon bouquet d'herbes( persil, estragon, thym...). Laissez mijoter longtemps. Ajouter-y du lard, de préférence maigre et surtout très rance et fumé comme celui de nos ancêtres qui séchait, des mois durant, pendu au dessus de l'âtre. Salez très modérément.
........Le pain: faute de mieux, prenez un pain de seigle rassis d'au moins quinze jours, et découpez-le en tranches épaisses. Disposez ces tranches dans des écuelles individuelles, que vous aurez préparées de la même façon que la marmite. "Trempez" votre soupe en versant délicatement le bouillon sur ces tranches. Ajoutez-y, selon votre goût, un filet d'huile d'olive ou un oeuf entier.
........Notre conseil: avant de consommer, bien se chauffer les mains au contact de l'écuelle. Déguster à la cuiller qui, si la recette a été bien suivie, ne doit pas bouger lorsque vous l'aurez plantée dans votre soupe. Pensez très fort à vos ancêtres et servez avec un Kiravi 9º allongé d'une cuillère à café de vinaigre de vin vieux.

JEAN-LOUIS BEAUCARNOT, Qui étaient nos ancêtres?,2002.