viernes, 31 de diciembre de 2010

lunes, 3 de mayo de 2010

G.BRUNO A ÉCRIT:

CXIII. – Les Halles et l'approvisionnement de Paris. – Le travail de Paris.

Villes et champs ont besoin les uns des autres. L'ouvrier des villes nous donne nos vêtements et une foule d'objets nécessaires à notre entretien ; le travailleur des champs nous donne notre nourriture.

On se trouvait tout près des Halles centrales, l'oncle Frantz y conduisit les enfants. Il
était neuf heures du matin, c'est-à-dire le moment de la plus grande animation. Julien
n'en pouvait croire ses yeux ni ses oreilles.
– Oh ! oh ! s'écria-t-il, c'est bien sûr une des grandes foires de l'année ! Que de monde ! et que de choses il y a à vendre.
L'oncle se mit à rire de la naïveté de Julien.
– Une foire ! s'écria-t-il ; mais, mon ami, il n'y en a jamais aux Halles ; le bruit et le mouvement que tu vois aujourd'hui sont le bruit et l'animation de chaque jour.
– Quoi ! c'est tous les jours comme cela !
– Tous les jours. Il faut bien que ce grand paris mange. Songe qu'il renferme deux
millions et demi d'habitants, dont plus d'un demi-million d'ouvriers qui travaillent avec
courage depuis l'aube jusqu'au soir. Tous ces habitants, en revenant du travail, de leurs
affaires, de leurs plaisirs, ont bon appétit et espèrent trouver à dîner.
– Oh ! dit le petit Julien, ils auront certes de quoi le faire. Jamais depuis que je suis au monde je n'ai vu en un seul jour tant de provisions. Regarde, André, ce sont des montagnes de choux, de salades : il y en a des tas hauts comme des maisons ! Et des mottes de beurre empilées par centaines et par mille !
– Sais-tu, dit André, ce qu'il faut à peu près de bœufs et de vaches pour nourrir Paris
pendant un an ? J'ai vu cela dans un livre, moi : il faut deux cent mille bœufs ou
vaches, cent mille veaux, un million de moutons et cent mille porcs, sans compter la
volaille, le poisson et le gibier.
– Mais, dit l'enfant, ce Paris est un Gargantua, comme on dit ; où trouve-t-on tous ces troupeaux ?
– Julien, dit l'oncle Frantz, ces armées de troupeaux arrivent à Paris de tous les points de la France : Paris a sept gares de chemin de fer ; il a aussi la navigation de la Seine à laquelle aboutissent les réseaux des canaux français. Par toutes les voies les provisions arrivent. Tiens, regarde par exemple cet étalage de légumes : il y a là des choses qui ont passé la mer pour arriver à Paris ; voici des artichauts, penses-tu qu'il puisse en pousser un seul en ce moment de l'année dans les campagnes voisines de Paris ?
– Non, il faut encore trop froid.
– Eh bien, Alger où il faut chaud envoie les siens à Paris, qui les lui paie très cher. Ces fromages viennent du Jura, de l'Auvergne, du Mont-d'Or, que tu te rappelles bien ; ces montagnes de beurre, ces paniers d'oeufs viennent de la grasse Normandie et de la Bretagne : Paris mange chaque année pour plus de vingt millions de francs d'oeufs environ, ce qui suppose trois cents millions d'oeufs.
– Mon Dieu, dit Julien, que de monde est occupé en France à nourrir Paris !



Le tour de la France par deux enfants est un manuel scolaire qui a été écrit par Mme Augustine Fouillée (née Tuillerie) sous le pseudonyme de G. Bruno. Publié en 1877, il a été réédité près de 400 fois! Il a donc servi pendant près de 50 ans (3 générations) de manuel scolaire. Voir une présentation plus complète du livre .

domingo, 25 de abril de 2010


PAUL SCARRON A ÉCRIT
:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.

miércoles, 31 de marzo de 2010

UN CHEF PRESQUE PARFAIT

ALLIER PLAISIR DE RECEVOIR ET BONHEUR DE N'AVOIR AUCUNE CONTRAINTE EST DÉSORMAIS POSSIBLE !

Christophe s'adaptera à toutes vos envies afin de vous offrir le meilleur des services pour l'organisation de vos réceptions, la préparation de délicieux repas à domicile, ou l'animation de "cooking party"..

Faire partager à vos invités une réception originale, perfectionner votre coup de fouet, ou bien déguster des plats savoureux et équilibrés dans le confort de votre propre maison.. Voici ce que vous propose ce "Chef presque parfait" !

Contactez-le à: " L'ATELIER DE CHRISTOPHE "

viernes, 12 de marzo de 2010

PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.


Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.


Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.


Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.


Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.


Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.

lunes, 8 de marzo de 2010

GUILLAUME APOLLINAIRE A ÉCRIT:

PALAIS

À Max Jacob.

Vers le palais de Rosemonde au fond du Rêve
Mes rêveuses pensées pieds nus vont en soirée
Le palais don du roi comme un roi nu s'élève
Des chairs fouettées des roses de la roseraie

On voit venir au fond du jardin mes pensées
Qui sourient du concert joué par les grenouilles
Elles ont envie des cyprès grandes quenouilles
Et le soleil miroir des roses s'est brisé

Le stigmate sanglant des mains contre les vitres
Quel archer mal blessé du couchant le troua
La résine qui rend amer le vin de Chypre
Ma bouche aux agapes d'agneau blanc l'éprouva

Sur les genoux pointus du monarque adultère
Sur le mai de son âge et sur son trente et un
Madame Rosemonde roule avec mystère
Ses petits yeux tout ronds pareils aux yeux des Huns

Dame de mes pensées au cul de perle fine
Dont ni perle ni cul n'égale l'orient
Qui donc attendez-vous
De rêveuses pensées en marche à l'Orient
Mes plus belles voisines

Toc toc Entrez dans l'antichambre le jour baisse
La veilleuse dans l'ombre est un bijou d'or cuit
Pendez vos têtes aux patères par les tresses
Le ciel presque nocturne a des lueurs d'aiguilles

On entra dans la salle à manger les narines
Reniflaient une odeur de graisse et de graillon
On eut vingt potages dont trois couleurs d'urine
Et le roi prit deux œufs pochés dans du bouillon

Puis les marmitons apportèrent les viandes
Des rôtis de pensées mortes dans mon cerveau
Mes beaux rêves mort-nés en tranches bien saignantes
Et mes souvenirs faisandés en godiveaux

Or ces pensées mortes depuis des millénaires
Avaient le fade goût des grands mammouths gelés
Les os ou songe-creux venaient des ossuaires
En danse macabre aux plis de mon cervelet

Et tous ces mets criaient des choses nonpareilles
Mais nom de Dieu !
Ventre affamé n'a pas d'oreilles
Et les convives mastiquaient à qui mieux mieux

Ah ! nom de Dieu ! qu'ont donc crié ces entrecôtes
Ces grands pâtés ces os à moelle et mirotons
Langues de feu où sont-elles mes pentecôtes
Pour mes pensées de tous pays de tous les temps

Alcools, 1913.

viernes, 12 de febrero de 2010

RAOUL PONCHON A ÉCRIT:

SONNET DE LA SALADE

Je sais très peu de gens faisant bien la salade.
D'aucuns croient qu'il suffit d'y répandre par hasard
Huile et vinaigre, et poivre et sel sans tact sans art,
Et qu'ils s'arrangeront comme Oreste et Pylade.

D'autres ne veulent point qu'une herbe s'y ballade,
Non plus que tout autre ail, qu'ils trouvent abusard.
Tel la fait en cinq secs, et tel autre busard
Va te la fatiguer à s'en rendre malade.

Celui-ci mettra l'huile en premier, celui-là
Le vinaigre - croyant indifférent cela ! -
Ou, Paul la noiera d'huile et Pierre de vinaigre.

Parbleu, me direz-vous - je te trouve charmant...
Mais, comment la fais-tu toi-même, pauvre nègre ?
- Oh ! mais moi, je la fais supérieurement.

Poème publié dans le Courrier Français, 24 avril 1904.
SONNET DE LA SALADE

Je sais très peu de gens faisant bien la salade.
D'aucuns croient qu'il suffit d'y répandre par hasard
Huile et vinaigre, et poivre et sel sans tact sans art,
Et qu'ils s'arrangeront comme Oreste et Pylade.

D'autres ne veulent point qu'une herbe s'y ballade,
Non plus que tout autre ail, qu'ils trouvent abusard.
Tel la fait en cinq secs, et tel autre busard
Va te la fatiguer à s'en rendre malade.

Celui-ci mettra l'huile en premier, celui-là
Le vinaigre - croyant indifférent cela ! -
Ou, Paul la noiera d'huile et Pierre de vinaigre.

Parbleu, me direz-vous - je te trouve charmant...
Mais, comment la fais-tu toi-même, pauvre nègre ?
- Oh ! mais moi, je la fais supérieurement.

Poème publié dans le Courrier Français, 24 avril 1904.

LES AMOUREUX DE LA BONNE CUISINE... ET LES AUTRES...

SONNET DE LA SALADE

Je sais très peu de gens faisant bien la salade.
D'aucuns croient qu'il suffit d'y répandre par hasard
Huile et vinaigre, et poivre et sel sans tact sans art,
Et qu'ils s'arrangeront comme Oreste et Pylade.

D'autres ne veulent point qu'une herbe s'y ballade,
Non plus que tout autre ail, qu'ils trouvent abusard.
Tel la fait en cinq secs, et tel autre busard
Va te la fatiguer à s'en rendre malade.

Celui-ci mettra l'huile en premier, celui-là
Le vinaigre - croyant indifférent cela ! -
Ou, Paul la noiera d'huile et Pierre de vinaigre.

Parbleu, me direz-vous - je te trouve charmant...
Mais, comment la fais-tu toi-même, pauvre nègre ?
- Oh ! mais moi, je la fais supérieurement.

Poème publié dans le Courrier Français, 24 avril 1904.
Ingrédients pour 4 personnes:
-4 gros artichauts.
-2 gros oignons.
-2 carottes.
-1 gousse d'ail.
-1 litre de bouillon de viande.
-1/2 cuillère à soupe de farine.
-10 g de beurre.
-2 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse.
-Poivre du moulin.

Préparation:
-Nettoyer les artichauts et les faire cuire à l'eau bouillante salée pendant 45', bien les égoutter et en enlever les feuilles, ne garder que les coeurs les couper en dés,
-Pendant ce temps faire bouillir le bouillon,
-Peler, laver et couper les carottes en rondelles,
-Peler l'ail et les oignons, les laver et les émincer,
-Dans une sauteuse, mettre le beurre, y faire revenir sans qu'ils dorent les coeurs d'artichauts,
-Y rajouter les carottes, les oignons et l'ail, bien remuer et laisser 2',
-Saupoudrer de la farine, rajouter le bouillon, poivrer, couvrir et laisser cuire 20',
-Découvrir, mixer et rajouter la crème fraîche, servir chaud

Trucs et Astuces:
-On peut utiliser des artichauts surgelés ou en conserve, dans ce dernier cas: une boite 4/4 de coeurs.
-Le bouillon peut être en tablette de poulet, de veau ou de boeuf.
-Remplacer le beurre par 2 cuillères à soupe d'huile d'olive et rajouter du persil haché avant de servir pour un goût un peu plus typé.
-Ne pas resaler les légumes car le bouillon l'est déjà.
-Servir accompagné de petits croûtons grillés et frits dans du beurre.

Suggestion de menu:
-Velouté à l'artichaut.
-Saumon aux lentilles.
-Compote aux deux fruits.

sábado, 16 de enero de 2010
















...À LA CONQUÊTE DE NOUVEAUX MONDES,
POUR QUELQUES JOURS!

domingo, 10 de enero de 2010

Ingrédients pour 4 personnes:
-1 rôti de dinde de 1kg
-100 g de lard salé.
-3 gros oignons.
-1kg d'endives.
-2 gousses d'ail.
-50 g de beurre.
-3 cuillères à soupe d'huile au goût neutre.
-25 cl de vin blanc sec.
-1 pincée d'herbes de Provence.
-Sel, poivre du moulin.

Préparation:
-Nettoyer les gousses d'ail, les couper en deux et les introduire sous les bardes du rôti,
-Dans une cocotte, de préférence en fonte, mettre l'huile à feu moyen, y mettre la viande à dorer sur toutes ses faces,
-Pendant ce temps, couper le lard en petits dés, peler, laver et émincer les oignons finement,
-Ajouter oignons et lard dans la cocotte, laisser légèrement dorer,
- Saupoudrer des herbes,saler, poivrer puis verser le vin et rajouter 40 cl d'eau,
-Couvrir et laisser mijoter, à feu doux environ 1 heure,
-Pendant ce temps, nettoyer et laver les endives,
-Mettre le beurre dans une poêle , le faire fondre sans qu'il noircisse et y déposer les endives, saler, poivrer,
-Couvrir et laisser cuire environ 30', découvrir, les tourner plusieurs fois afin qu'elles dorent de tous les côtés, Si elles attachent, verser un peu d'eau,
-Dix minutes avant la fin de la cuisson de la viande, rajouter autour les endives afin qu'elles s'imprègnent bien du goût de la sauce de cuisson,
-Servir chaud, mettre le reste de la sauce en saucière sur la table.

Trucs et Astuces:
-On peut choisir le lard fumé selon goût, cela corse un peu plus la saveur du rôti.
-Pour éviter que les endives soient amères, en creuser le pied avec un couteau pointu.
-L'eau ajoutée peut être remplacée par du bouillon de poule.
-On peut remplacer la viande de dinde par un rôti de porc , dans ce cas remplacer l'eau ou le bouillon par de la bière.
-On peut aussi cuisiner de cette façon un rôti de veau, dans ce cas, mouiller obligatoirement avec un bouillon de veau.

Suggestion de menu:
-Salade de pomme de terres tièdes à la mousseline.
-Rôti de dinde aux endives.
-Compote des îles.

martes, 5 de enero de 2010

JEAN DE LA BRUYÈRE A ÉCRIT:

....................Si vous entrez dans les cuisines, où l'on voit réduit en art et en méthode le secret de flatter votre goût et de vous faire manger au delà du nécessaire si vous examinez en détail tous les apprêts des viandes qui doivent composer le festin que l'on vous prépare si vous regardez par quelles mains elles passent, et toutes les formes différentes qu'elles prennent avant de devenir un mets exquis, et d'arriver à cette propreté et à cette élégance qui charment vos yeux vous font hésiter sur le choix, et prendre le parti d'essayer de tout ; si vous voyez tout le repas ailleurs que sur une table bien servie, quelles saletés ! quel dégoût ! Si vous allez derrière un théâtre et si vous nombrez les poids les roues, les cordages qui font les vols et les machines ; si vous considérez combien de gens entrent dans l'exécution de ces mouvements , quelle force de bras, et quelle extension de nerfs ils y emploient, vous direz : " Sont-ce là les principes et les ressorts de ce spectacle si beau, si naturel, qui paraît animé et agir de soi-même ? " Vous vous récrierez : " Quels efforts ! quelle violence ! " De même n'approfondissez pas la fortune des partisans.

CARACTÈRES, des biens de fortune,1688.