domingo, 9 de enero de 2011

LES AMOUREUX DE LA BONNE CUISINE...ET LES AUTRES



"UNE PENSÉE POUR TOUS CEUX QUI SONT OTAGES"



CLARA ROJAS A ÉCRIT:

..................Les repas étaient très simples, et les marmites toujours très propres, je tiens à le dire. Pour moi, c'était important. C'était un geste de décence de la part des Farc. À l'époque où tous les otages étaient regroupés, ils apportaient trois marmites pour tout le monde, y compris pour Emmanuel, quand il était encore avec moi. Pour le petit déjeuner, il y avait une casserole de galettes à la farine de maïs, une autre de soupe et une troisième de chocolat chaud, avec parfois du lait. Au déjeuner on nous servait du riz blanc accompagné, selon les jours, de haricots, de lentilles ou de petits pois. Et on nous apportait de quoi boire: de l'eau de panela en général. Et pour dîner, du riz blanc avec des spaghettis. La viande était rare, nous n'avons goûté qu'une fois à la viande de tigre et à celle de singe, que j'ai trouvées très dures. On nous servait le plus souvent de la viande de crocodile, qu'ils appellent cachirrí et dont la chair délicieuse rappelle celle de la langouste. Parfois, le soir, du thon, des sardines en boîte ou un poisson pêché dans la rivière.
Les trois dernières années, le commandant faisait préparer une fois tous les six mois des tamales, des pâtés de viande et de farine de maïs, et nous en donnait deux à chacun; quelquefois, il nous faisait aussi la surprise de nous servir une boisson à l'avoine, une colada ou un riz au lait liquide.
La dernière année nous avons eu droit à deux repas spéciaux. Le premier, le 8 décembre 2007: un demi poulet rôti pour chacun- un met royal dans la jungle-, une crème renversée et un masato fermenté, une boisson sucrée à base de maïs et de riz. Un autre jour, je n'ai plus la date en tête mais c'était peu de temps avant ma libération, on nous a servi un cochon de lait rôti au four et un porc de montagne appelé cajuche, avec du manioc. Ces deux fois, les portions étaient si abondantes que je n'ai pas pu finir mon assiette et que j'en ai gardé pour les deux jours suivants. Pour que la nourriture ne pourrisse pas, je la mettais dans un sac avec de l'eau, ce qui la conservait au moins une journée.
Entre otages, nous avions l'habitude un peu masochiste de parler longuement de nos plats préférés. moi, j'aimais décrire l'ajiaco con pollo, un ragoût de poulet aux piments, typique de la région de Bogotá et impossible à préparer dans la jungle parce qu'ils n'ont pas les différents types de pommes de terre qu'on cultive sur les terres froides. Nous prenions également plaisir à nous souvenir, et l'eau nous venait à la bouche, du goût des câpres, des épis de maïs, des avocats, de la crème de lait, du pain, de la crème de curuba et d'autres mets tout aussi introuvables dans la jungle. Et comme si cela ne suffisait pas, nous énumérions aussi nos restaurants préférés et la spécialité de chacun. J'adorais apprendre comment on préparait certains plats et j'essayais même de bien en mémoriser les recettes pour les reproduire quand je serais libérée.

C.ROJAS, Captive,2009.

Le 23 février 2002, Clara Rojas est enlevée, avec plusieurs autres compagnons dont Ingrid Bettancourt, par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie. Pendant sa détention en 2004, elle mettra au monde son fils Emmanuel de qui elle sera séparée en 2005 et qu'elle ne reverra qu'à sa libération en 2007.

sábado, 8 de enero de 2011

FLAN DE CLÉMENTINE AU GINGEMBRE

Ingrédients pour 4 personnes:
-6 grosses clémentines.
-6 œufs.
-1 citron non traité.
-25 cl de crème fraîche.
-100 g de sucre de canne.
-15 g de beurre.
-1 cuillère à café de gingembre en poudre.
-1 pincée de sel.

Préparation:
-Préchauffer le four à 180º (thermostat 6),
-Presser la moitié du citron,
-Peler les clémentines à vif, les couper en quartiers sans les écraser,
-Dans un saladier, battre les œufs avec le sucre, la crème, le beurre ramolli, une cuillère à soupe de jus de citron, la pincée de sel et le gingembre,
-Verser dans des ramequins, répartir des quartiers de clémentines, couvrir de papier aluminium, enfourner 35',
-Servir tiède ou froid.

Trucs et Astuces:
-Pour que ce dessert ait un peu plus de caractère, avant de servir, saupoudrer les ramequins d'un tout petit peu de poivre de Madagascar.
-Ou si l'on préfère, du zeste du citron.
-Vérifier la cuisson à l'aide d'une pique qui, enfoncée dans une des préparations, doit ressortir propre.

Suggestion de menu:
-Roulés végétariens.
-Poulet indonésien.
-Flan de clémentine.
Ingrédients pour 4 personnes:
-6 grosses clémentines.
-6 œufs.
-1 citron non traité.
-25 cl de crème fraîche.
-100 g de sucre de canne.
-15 g de beurre.
-1 cuillère à café de gingembre en poudre.
-1 pincée de sel.

Préparation:
-Préchauffer le four à 180º (thermostat 6),
-Presser la moitié du citron,
-Peler les clémentines à vif, les couper en quartiers sans les écraser,
-Dans un saladier, battre les œufs avec le sucre, la crème, le beurre ramolli, une cuillère à soupe de jus de citron, la pincée de sel et le gingembre,
-Verser dans des ramequins, répartir des quartiers de clémentines, couvrir de papier aluminium, enfourner 35',
-Servir tiède ou froid.

Trucs et Astuces:
-Pour que ce dessert ait un peu plus de caractère, avant de servir, saupoudrer les ramequins d'un tout petit peu de poivre de Madagascar.
-Ou si l'on préfère, du zeste du citron.
-Vérifier la cuisson à l'aide d'une pique qui, enfoncée dans une des préparations, doit ressortir propre.

Suggestion de menu:
-Roulés végétariens.
-Poulet indonésien.
-Flan de clémentine.

viernes, 31 de diciembre de 2010

lunes, 3 de mayo de 2010

G.BRUNO A ÉCRIT:

CXIII. – Les Halles et l'approvisionnement de Paris. – Le travail de Paris.

Villes et champs ont besoin les uns des autres. L'ouvrier des villes nous donne nos vêtements et une foule d'objets nécessaires à notre entretien ; le travailleur des champs nous donne notre nourriture.

On se trouvait tout près des Halles centrales, l'oncle Frantz y conduisit les enfants. Il
était neuf heures du matin, c'est-à-dire le moment de la plus grande animation. Julien
n'en pouvait croire ses yeux ni ses oreilles.
– Oh ! oh ! s'écria-t-il, c'est bien sûr une des grandes foires de l'année ! Que de monde ! et que de choses il y a à vendre.
L'oncle se mit à rire de la naïveté de Julien.
– Une foire ! s'écria-t-il ; mais, mon ami, il n'y en a jamais aux Halles ; le bruit et le mouvement que tu vois aujourd'hui sont le bruit et l'animation de chaque jour.
– Quoi ! c'est tous les jours comme cela !
– Tous les jours. Il faut bien que ce grand paris mange. Songe qu'il renferme deux
millions et demi d'habitants, dont plus d'un demi-million d'ouvriers qui travaillent avec
courage depuis l'aube jusqu'au soir. Tous ces habitants, en revenant du travail, de leurs
affaires, de leurs plaisirs, ont bon appétit et espèrent trouver à dîner.
– Oh ! dit le petit Julien, ils auront certes de quoi le faire. Jamais depuis que je suis au monde je n'ai vu en un seul jour tant de provisions. Regarde, André, ce sont des montagnes de choux, de salades : il y en a des tas hauts comme des maisons ! Et des mottes de beurre empilées par centaines et par mille !
– Sais-tu, dit André, ce qu'il faut à peu près de bœufs et de vaches pour nourrir Paris
pendant un an ? J'ai vu cela dans un livre, moi : il faut deux cent mille bœufs ou
vaches, cent mille veaux, un million de moutons et cent mille porcs, sans compter la
volaille, le poisson et le gibier.
– Mais, dit l'enfant, ce Paris est un Gargantua, comme on dit ; où trouve-t-on tous ces troupeaux ?
– Julien, dit l'oncle Frantz, ces armées de troupeaux arrivent à Paris de tous les points de la France : Paris a sept gares de chemin de fer ; il a aussi la navigation de la Seine à laquelle aboutissent les réseaux des canaux français. Par toutes les voies les provisions arrivent. Tiens, regarde par exemple cet étalage de légumes : il y a là des choses qui ont passé la mer pour arriver à Paris ; voici des artichauts, penses-tu qu'il puisse en pousser un seul en ce moment de l'année dans les campagnes voisines de Paris ?
– Non, il faut encore trop froid.
– Eh bien, Alger où il faut chaud envoie les siens à Paris, qui les lui paie très cher. Ces fromages viennent du Jura, de l'Auvergne, du Mont-d'Or, que tu te rappelles bien ; ces montagnes de beurre, ces paniers d'oeufs viennent de la grasse Normandie et de la Bretagne : Paris mange chaque année pour plus de vingt millions de francs d'oeufs environ, ce qui suppose trois cents millions d'oeufs.
– Mon Dieu, dit Julien, que de monde est occupé en France à nourrir Paris !



Le tour de la France par deux enfants est un manuel scolaire qui a été écrit par Mme Augustine Fouillée (née Tuillerie) sous le pseudonyme de G. Bruno. Publié en 1877, il a été réédité près de 400 fois! Il a donc servi pendant près de 50 ans (3 générations) de manuel scolaire. Voir une présentation plus complète du livre .

domingo, 25 de abril de 2010


PAUL SCARRON A ÉCRIT
:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.

miércoles, 31 de marzo de 2010

UN CHEF PRESQUE PARFAIT

ALLIER PLAISIR DE RECEVOIR ET BONHEUR DE N'AVOIR AUCUNE CONTRAINTE EST DÉSORMAIS POSSIBLE !

Christophe s'adaptera à toutes vos envies afin de vous offrir le meilleur des services pour l'organisation de vos réceptions, la préparation de délicieux repas à domicile, ou l'animation de "cooking party"..

Faire partager à vos invités une réception originale, perfectionner votre coup de fouet, ou bien déguster des plats savoureux et équilibrés dans le confort de votre propre maison.. Voici ce que vous propose ce "Chef presque parfait" !

Contactez-le à: " L'ATELIER DE CHRISTOPHE "

viernes, 12 de marzo de 2010

PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER
Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

CHANSON À MANGER

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.


Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.


Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.


Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.
PAUL SCARRON A ÉCRIT:

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.


Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n'ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.


Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre âme l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On n'a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Après la bisque et le rôti,
Un entremets bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
Ô mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

Le Roman comique, 1651,1657.

lunes, 8 de marzo de 2010

GUILLAUME APOLLINAIRE A ÉCRIT:

PALAIS

À Max Jacob.

Vers le palais de Rosemonde au fond du Rêve
Mes rêveuses pensées pieds nus vont en soirée
Le palais don du roi comme un roi nu s'élève
Des chairs fouettées des roses de la roseraie

On voit venir au fond du jardin mes pensées
Qui sourient du concert joué par les grenouilles
Elles ont envie des cyprès grandes quenouilles
Et le soleil miroir des roses s'est brisé

Le stigmate sanglant des mains contre les vitres
Quel archer mal blessé du couchant le troua
La résine qui rend amer le vin de Chypre
Ma bouche aux agapes d'agneau blanc l'éprouva

Sur les genoux pointus du monarque adultère
Sur le mai de son âge et sur son trente et un
Madame Rosemonde roule avec mystère
Ses petits yeux tout ronds pareils aux yeux des Huns

Dame de mes pensées au cul de perle fine
Dont ni perle ni cul n'égale l'orient
Qui donc attendez-vous
De rêveuses pensées en marche à l'Orient
Mes plus belles voisines

Toc toc Entrez dans l'antichambre le jour baisse
La veilleuse dans l'ombre est un bijou d'or cuit
Pendez vos têtes aux patères par les tresses
Le ciel presque nocturne a des lueurs d'aiguilles

On entra dans la salle à manger les narines
Reniflaient une odeur de graisse et de graillon
On eut vingt potages dont trois couleurs d'urine
Et le roi prit deux œufs pochés dans du bouillon

Puis les marmitons apportèrent les viandes
Des rôtis de pensées mortes dans mon cerveau
Mes beaux rêves mort-nés en tranches bien saignantes
Et mes souvenirs faisandés en godiveaux

Or ces pensées mortes depuis des millénaires
Avaient le fade goût des grands mammouths gelés
Les os ou songe-creux venaient des ossuaires
En danse macabre aux plis de mon cervelet

Et tous ces mets criaient des choses nonpareilles
Mais nom de Dieu !
Ventre affamé n'a pas d'oreilles
Et les convives mastiquaient à qui mieux mieux

Ah ! nom de Dieu ! qu'ont donc crié ces entrecôtes
Ces grands pâtés ces os à moelle et mirotons
Langues de feu où sont-elles mes pentecôtes
Pour mes pensées de tous pays de tous les temps

Alcools, 1913.